Concevoir un parking vélo utile : quand la mobilité douce devient un vrai sujet d’ingénierie

On parle beaucoup de pistes cyclables, de vélos cargos et de VAE… mais beaucoup moins d’un maillon pourtant essentiel : le stationnement vélo.
Sans parking vélo sécurisé, pratique et dimensionné correctement, la mobilité douce reste théorique.

Chez I2G, nous intervenons comme bureau d’étude en mobilité douce et comme ingénierie parcs vélos et consignes. Et ce que nous constatons sur le terrain est simple :
un parking vélo ne se résume pas à poser quelques arceaux. C’est un véritable projet d’ingénierie, avec des choix techniques, d’usage et de budget à assumer.


Stationnement vélo : un casse-tête d’espace et d’usages

La plupart des projets partent d’un constat :

“On manque de place pour les vélos.”

Mais derrière cette phrase se cachent en réalité plusieurs problèmes :

  • un local trop petit ou mal placé ;
  • des allées où l’on peine à manœuvrer ;
  • des vélos qui s’accrochent les uns aux autres ;
  • des racks vélo double étage mal utilisés ou mal acceptés.

Pendant longtemps, les parkings ont été pensés pour le vélo standard : léger, peu chargé, sans accessoires.
Aujourd’hui, la réalité est différente :

  • VAE plus lourds et plus encombrants ;
  • vélos cargo, longtails, biporteurs ;
  • sièges enfants, paniers, sacoches, remorques.

Résultat : l’encombrement moyen d’un vélo a augmenté, mais la surface disponible, elle, n’a pas bougé.
C’est là que la notion de parc vélos optimisé devient un sujet sérieux.


Capacité vs confort : trouver le bon équilibre

Pour un porteur de projet, la tentation est forte :

“On va mettre un maximum de places sur la plus petite surface possible.”

C’est souvent à ce moment que les racks vélo double hauteur ou double étage arrivent dans la discussion.
Ils peuvent être une excellente solution… à condition d’être utilisés là où ils ont du sens.

D’après notre expérience, le double étage fonctionne bien pour :

  • des parkings de gares ou de pôles d’échanges ;
  • du stockage longue durée ;
  • des flottes de vélos relativement légers.

En revanche, pour :

  • des VAE lourds ;
  • des vélos avec siège enfant ;
  • des usages quotidiens très fréquents,

le double étage devient vite un frein. Les utilisateurs finissent par ne plus l’utiliser, ou le vivent comme une contrainte.

C’est pourquoi, dans nos études, nous travaillons plutôt sur des combinaisons intelligentes :

  • arceaux simples au sol pour l’usage quotidien intensif ;
  • racks vélo double étage en “capacité supplémentaire” pour les usages occasionnels ;
  • positionnement des places les plus faciles d’accès pour les usagers prioritaires (cargos, familles, VAE).

L’arrivée massive des vélos cargos : un game changer

Les chiffres le montrent : le vélo cargo n’est plus un marché de niche.
Pour les familles, la logistique urbaine, la collecte écologique ou la livraison, il devient un véritable outil du quotidien.

Problème : un cargo ne rentre pas dans un parking vélo standard.
Si rien n’a été prévu, il occupe deux ou trois places classiques, ce qui crée forcément des tensions.

Dans notre rôle de bureau d’étude vélo cargo et parcs vélos, nous intégrons systématiquement :

  • des places cargo dédiées, plus larges et mieux situées ;
  • des accès plus généreux en largeur et en rayon de giration ;
  • des scénarios d’évolution : “Que se passe-t-il si, dans cinq ans, 20 % des vélos sont des cargos ?”

Un bon parc vélo n’est pas figé. Il doit pouvoir évoluer avec les usages.


Pourquoi l’improvisation coûte cher

Sur le papier, un parking vélo “classique” peut sembler suffisant :
quelques arceaux, un éclairage, un point d’attache et le tour est joué.

Sur le terrain, les retours sont souvent très différents :

  • des espaces peu utilisés car trop serrés ;
  • des conflits entre usagers ;
  • des VAE accrochés n’importe où faute de solution adaptée ;
  • des reprises de travaux quelques années plus tard.

Un réaménagement de parking peut coûter 30 à 50 % du budget initial, sans compter le temps perdu et l’image dégradée auprès des usagers.

C’est la raison pour laquelle nous défendons une approche ingénierie dès le début :

  • analyser les profils d’usagers (type de vélos, fréquence, durée de stationnement) ;
  • mesurer réellement l’espace disponible et les contraintes techniques ;
  • définir des scénarios de capacité avec et sans double étage ;
  • anticiper le développement des cargos, VAE, triporteurs.

La méthode I2G pour concevoir un parking vélo pertinent

En tant que bureau d’étude en mobilité douce, notre rôle n’est pas de vendre un modèle unique, mais de poser le bon diagnostic.

1. Comprendre le contexte

Nous commençons toujours par une phase d’écoute et d’analyse :

  • Qui utilisera le parking ? (salariés, habitants, visiteurs, clients…)
  • Quels types de vélos sont déjà présents ? Quels vélos sont attendus demain ?
  • Quelles sont les contraintes incontournables ? (surface, hauteur, accès, sécurité incendie…)
  • Quel est le niveau de budget réaliste ?

2. Proposer plusieurs scénarios

Plutôt qu’un “plan miracle”, nous présentons généralement 2 à 3 options comparables :

  • scénario confort : moins de places, mais plus d’espace par vélo ;
  • scénario capacité : plus de places, avec usage du rack vélo double hauteur sur une partie de la zone ;
  • scénario mixte : combinaison capacité / confort, avec intégration de places cargo et de consignes vélo.

Chaque scénario est accompagné de plans 2D, de quantitatifs de places, et d’une estimation budgétaire.

3. Optimiser et accompagner jusqu’au produit fini

Une fois le scénario choisi, nous affinons :

  • le choix des équipements (racks, arceaux, consignes, modules fermés) ;
  • la circulation interne ;
  • la position des consignes vélo pour les VAE ou les besoins spécifiques ;
  • les détails pratiques : signalétique, points de fixation, accessibilité PMR, etc.

Grâce à notre double rôle de bureau d’étude et de fabricant de solutions de stationnement vélo, nous pouvons ensuite accompagner jusqu’à la mise en production et à l’installation avec nos partenaires.


Vers une nouvelle génération de parcs vélos

La mobilité douce n’en est plus à ses premiers pas :
les usages se diversifient, les vélos se transforment, les attentes montent.

Dans ce contexte, le stationnement vélo devient un sujet stratégique :

  • pour valoriser un bâtiment ou un quartier ;
  • pour faciliter le report modal vers le vélo ;
  • pour soutenir une politique RSE crédible et visible ;
  • pour accompagner le développement de la logistique urbaine zéro émission.

Chez I2G, nous sommes convaincus qu’un parking vélo bien conçu fait la différence :
il donne envie d’utiliser son vélo, réduit les tensions et sécurise l’investissement sur le long terme.


Vous avez un projet de parking vélo ou de parc cargos ?

Que vous soyez une collectivité, une entreprise, un gestionnaire immobilier ou un acteur de la mobilité, nous pouvons vous aider à :

  • dimensionner votre parc vélo ;
  • intégrer des racks vélo double étage là où c’est pertinent ;
  • réserver des espaces pour les vélos cargos et VAE ;
  • concevoir des consignes vélo sécurisées adaptées à vos usages.

👉 Parlons de votre contexte, de vos contraintes et de vos objectifs.
Contactez I2G pour un diagnostic de stationnement vélo et des scénarios concrets, pensés pour vos usagers et votre territoire.